Cette petite phrase trouvée sur un signet
résume tout à fait un de mes derniers livres lus.
On a tous en tête,
un magnifique tête à tête filmé par Sydney Pollack
sur un fond de paysages grandioses et
d'un sublime concerto de Mozart...
Il y a bien sur "La ferme africaine" dont est tiré le film
mais quand l'écrivain brouille ses propres pistes
dans sa biographie, il faut aller chercher plus loin!
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| Karen Christence Dinesen Blixen |
De 1914 à 1931,
l’existence africaine de
Karen Christence Dinesen Blixen
fut infiniment plus riche et complexe,
résultante de blessures profondes,
que ne le révèlent ses propres textes,
les biographies ou ce célèbre film...
Et Denys George Finch Hatton fût bien moins lisse
qu'un certain Robert...
Saviez vous qu'elle avait étudié les Beaux-Arts
à Copenhague, Paris et Rome?
Qu'elle peignait très bien?
Elle disait :
" Je n’ai jamais tant aimé en ce monde
que la peinture et l’écriture.
Mais si j’avais à choisir, je ne serais ni peintre ni écrivain mais fermière."
La période africaine fait toujours l’objet de
quelques chapitres dans un ouvrage plus général
mais pour la première fois,
un volume entier est dédié à cette période cruciale.
En survolant son enfance,
les caractères des parents, ses études...
on comprend mieux la personnalité de cet écrivain.
On y découvre une femme contradictoire,
curieuse, cultivée, esthète, passionnée, exigeante,
élitiste, choquante pour son époque, pour son milieu,
pour l'endroit où elle évolue :
étonnante et si moderne!
On la retrouve après l'Afrique...
Et on se dit en fermant ce livre
que cette vie là, que ce courage là
doivent servir d'exemple et
remettre certaines de nos pendules à l'heure..!
Ce livre a reçu le Grand Prix Littéraire de l’Héroïne.
Note de l'auteur & bibliographie de Karen Blixen: