Lifestyle in Normandy
Chers visiteurs,

Notre boutique "L'Embellie" est fermée depuis début janvier 2014.

Une nouvelle vie s'offre aujourd'hui à moi, dans un nouveau pays, avec de nouveaux projets..
Voilà pourquoi, ce blog qui dormait, renaît et change de nom!
Via "Bricoles & Girandoles", je vais vous faire partager mon art de vivre ici en Normandie : art de la table, recettes, trucs maison, bricolages mais aussi mes découvertes, mes passions... et, comme la chine, la restauration de meubles, la customisation, la création, font partie intégrante de mon être, quelques objets seront mis aussi en vente.

Cordialement.
Joëlle.

22/09/2011

Maison Wiskemann

A partir de ce présentoir à verres à gouttes,
nous allons vous raconter l'histoire d'une grande maison
qui a su passer les âges
et qui fait aujourd'hui toujours référence
 dans le beau monde de l'orfèvrerie à Bruxelles :

-vendu-

La Maison Wiskemann :



En 1872, Otto-Léonard Wiskemann arrive à Bruxelles.
 Il est héritier d'une lignée d'orfèvres allemands
née au XVII e siècle et  anobli à Zürich en 1810.
 Mais c'est en Belgique que l'orfèvrerie qui porte leur nom
va connaître un développement spectaculaire,
qui révèle en filigrane toute l'histoire économique du pays.

Une rencontre dynamo :

 Otto-Léonard veut exploiter le procédé d'argenture
par électrolyse qu'il a étudié à Paris.
Mais pour ce faire, il lui manque du courant continu mais il rencontre Zénobe Gramme,
qui expose sa première dynamo industrielle
à l'Exposition Internationale de Vienne en 1873, 

Lors de l’Exposition de Vienne de 1873,
 une machine de ce type fut l’une
des premières tentatives
de transport d’électricité
et lui en commande un exemplaire pour son usine!
Bientôt, une dynamo construite par Gramme alimente
les bains d'argenture de l'usine de Bruxelles,
d'où sortent des couverts aujourd'hui pièces de collection.


De  l'argent mais un coeur d'or :


En 1889, Otto-Léonard Wiskemann décide de déménager.
Il achète l'ancien couvent du Val des Roses, rue du Chêne,
le démolit et construit à sa place une usine exemplaire, inaugurée en 1890.
Ses ouvriers sont des artistes, des artisans, qu'il respecte,
et réciproquement, dans leur intérêt,
il crée en 1900 un fonds d'assurance-maladie,
bien avant l'obligation légale.

Sur le plan de la production,
 l'ardeur communicative du patron motive les ouvriers.
La qualité des créations en témoigne: de 1885 à 1913,
l'orfèvrerie Wiskemann est primée douze fois
lors d'Expositions Universelles et Internationales.


Dignes héritiers :

A partir de 1906,
les fils du fondateur prennent les rênes de l'usine.
Après le décès de leur père, en 1909,  
Otto Jr et Albin Wiskemann se retrouvent à la tête
de 3 usines ( Zürich et Milan) et constituent,
en mai 1913, une société en nom collectif.
Au lendemain de la guerre,
l'orfèvrerie Wiskemann se relève rapidement,
ouvre des succursales à Gand, à Liège et à Anvers
et fait construire sur un terrain de 75 ares à Forest,
 une nouvelle infrastructure en plateau, avec raccordement au chemin de fer, fonderie, laminoirs, ateliers de moulage, d'estampage, d'emboutissage, de polissage et d'argenture.
Raffinement des années vingt,
insouciance avant la tempête,
la vogue des objets de luxe dope les ventes.
A l'intérieur de l'usine, Albin s'attache à améliorer
la condition précaire des ouvriers : 
il crée une mutuelle, des services médicaux et sociaux.
Il s'investit aussi, en précurseur, dans la création
 d'un fonds d'allocations familiales.


Wiskeman décroche la timbale ... en inox

Sur le plan commercial tout va pour le mieux:
de 1924 à 1927, le chiffre d'affaire augmente de 260 %!
Le secret?
Une extraordinaire intuition, un coup de génie d'industriel: la fabrication de couverts et batteries de cuisine
dans un acier additionné de chrome et de nickel :
le fameux acier inoxydable.
Élégant, économique, facile d'entretien et quasi inusable, l'«Inox» opère une révolution dans l'art de la table.
Le succès, rapide et colossal, gagne Paris.


On trouve bientôt les batteries de cuisine Wiskemann
à bord du «Normandie», et sur les paquebots
de toutes les grandes lignes européennes,
dans les grands hôtels et hôpitaux du monde entier.

Revers de fortune

La crise de 1933 marque un brusque coup d'arrêt.
Nouvelles charges sociales, dévaluations du franc français, dumping étranger et concurrence déloyale allemande, effondrement des prix et, avec cinq années de guerre
dans l'intervalle, des pénuries de nickel
 alors que les carnets de commande sont remplis,
les contrariétés ne cesseront d'entraver la bonne marche
des affaires jusqu'à la fin des années cinquante

Calmement et techniquement, 
 les fils du fondateur opèrent en maîtres :
innover, grandir, investir dans de nouveaux outillages.
L'accent est mis sur l'orfèvrerie haut de gamme,
en métal noble ou en inox,
au détriment de la production pour l'industrie.
Les efforts consentis dans tous les secteurs, seront payants, mais les frères ne seront plus là pour le voir...



En 1957, la firme ouvre une magnifique maison de vente
rue Marché-aux-Herbes puis,
c'est au tour du haut de la ville de voir défiler
le tout-Bruxelles, en 1964,  avec l'ouverture du
«Studio Wiskemann»,
Galerie de la Porte Louise.
Un must!

Fin et suite

Dix ans plus tard, le groupe anglais Derek Hartle
lance une OPA sur l'orfèvrerie.
Wiskemann servira de pompe à finance au groupe anglais jusqu'à une faillite dont elle sortira, exsangue, mais grandie.

Aujourd'hui, elle vit à nouveau, discrète,
phénix renaissant de ses cendres,
 gardant jalousement ses secrets traditionnels,
 s'ouvrant aussi à l'art contemporain
comme par exemple: la fontaine de la Tour du Midi.



 Elle est et reste un grand nom de renom
dans le monde et l'histoire de l'orfèvrerie belge!


19/09/2011

Détails

Devant des véritables chaises Thonet (vendues),
pub métal pour un apéritif anisé (vendue),
sur la petite table d'appoint (vendue),
broc givré et pied moulé à boule dorées
-années 50- (vendu)
 verres à cocktail noir et or (retirés de la vente : cassés).

De haut en bas, de gauche à droite :
bol à motif floral (vendu) , bord vert tendre,
assiette irisée verte,(vendue)
dans les étagères, de haut en bas : nichoir (vendu);
coin des opalines: lampe à huile (vendue),
 saladier , 2 petits pots sur piédouche,
pot avec couvercle pigeon de la marque Avon (vendu),
tasses à fleurs (vendues), coupelle en verre moulé (vendu),
collection de saucières et de canards, plat à tarte,
cache-théière et sa poignée assortie  :
Création de l'Embellie (vendues).

Devant une gravure aquarellée  (vendue) son pendant
en  un vase peint d'un motif automnal, 
diverses barbotines de pots à miel  "Méli",
assiette Terre de Fer à motif de chinoiserie,
 ensemble de petits verres à gouttes nacrés brun rosé (vendu),
broc givré et verre à cocktail des années 50 (vendu) ,
quelques objets en verre moulé.


18/09/2011

Message personnel

A ceux & celles qui,
après avoir flâné sur ce blog,
se sont déplacés ce dimanche
pour faire une visite "live" de la boutique
et ce, malgré le temps... :

Source : Gazette94


Cela nous a fait grand plaisir!


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