Lifestyle in Normandy
Chers visiteurs,

Notre boutique "L'Embellie" est fermée depuis début janvier 2014.

Une nouvelle vie s'offre aujourd'hui à moi, dans un nouveau pays, avec de nouveaux projets..
Voilà pourquoi, ce blog qui dormait, renaît et change de nom!
Via "Bricoles & Girandoles", je vais vous faire partager mon art de vivre ici en Normandie : art de la table, recettes, trucs maison, bricolages mais aussi mes découvertes, mes passions... et, comme la chine, la restauration de meubles, la customisation, la création, font partie intégrante de mon être, quelques objets seront mis aussi en vente.

Cordialement.
Joëlle.
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02/05/2013

Art de la table : les couverts

Nous continuons notre tour de la table avec
Les couverts


La notion de couvert désignant: 
fourchette, cuillère et couteau d'un même modèle
est relativement récente.
Avant de devenir inséparables,
ce trio a longtemps mené 
une vie indépendante..

Le couteau :



Inséparable de l'homme depuis la nuit des temps,
est le plus ancien outil pour lequel il n'a pas réussi
à trouver de remplaçant.
Sans le couteau, l'homme ne serait pas ce qu'il est!
Il apparaît à la préhistoire sous forme de silex taillé.
Il assure le quotidien : coupe végétaux, morceaux de gibier...
Et c'est peut-être en taillant un couteau que la première étincelle est apparue...

Il apparaît sur les tables au Moyen-Âge :
chaque convive utilisait son propre couteau
qu'il portait toujours sur lui.
A la cour, le Grand Argentier est chargé de son achat,
tandis que le Premier Ecuyer assure sa garde
et son entretien.
La lame est enfer et son manche en or, argent ou ivoire,
finement ciselé ou sculpté
de scènes de chasse, mythologie ou d'animaux fantastiques.
La corne, l'écaille, le bois dont les différentes essences se démarquent selon le statut social (ébène, buis...)
sont employés aussi la fabrication des manches.


Au XVIIIème , les couteaux à manche de faïence
puis de porcelaine seront à la mode :
devenus rares, ils sont fort recherchés 
par les collectionneurs.

Série de couteaux milieu du XVIIIème,
manche en porcelaine de Chantilly,
motifs :chinoiserie
Estimation Drouot : entre 1000 et 1200 €

La lame est pointue, en fer, acier, argent ou or en fonction 
de sa classe sociale (comme pour le manche).
Elle sera transformée en lame ronde
par Richelieu qui, ne supportant plus de voir
le chancelier Séguier se curer les dents avec la pointe,
imposera un édit pour les lames arrondies...


Avec l'arrivée de l'industrialisation au XIXème,
sa fabrication devient plus facile :
forgeage, estampage, laminage et polissage
deviendront semi mécaniques :
la production s'accroît donc
et les couteaux individuels intègrent la ménagère.

Aujourd'hui, il se décline sous toutes formes : 
couteau pointu, aiguisé, Suisse, pliant, électrique, mécanique.

Couteau de cuisine, de poche, de table, de boucher. 

Couteau à scie, à fromage, à beurre, à dessert, à poisson. 

Couteau à pain, à légumes...


Mais aussi de vitrier, de peintre ou de chasse....
jusqu'à couper du brouillard!




01/05/2013

Bonne fête!


Il semble que le muguet aussi appelé lys des vallées,
une plante originaire du Japon,
soit présente en Europe, depuis le Moyen-Âge.                     
La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps
et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur. 

Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses :             ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise 
de porte-bonheur, il décida d'en offrir chaque année 
aux dames de la cour. La tradition était née.
                                   
La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des
"bals du muguet".
C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année 
   où les parents n'avaient pas le droit de cité.                    
Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc
et les garçons ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.


   
Bonne fête à tous!

19/03/2013

ADLT: Les verres : secret de fabrication.

Après avoir fait quasi le tour de la table,
nous terminons avec 
Les verres anciens

Le verre est la fusion de 3 éléments :
un vitrificateur (sable siliceux, borax),
un fondant (soude, potasse)
et un stabilisant (chaux, oxyde de plomb, fer, zinc).


Ces 3 composants sont fondus à 1500°
dans des pots en terre réfractaire,
cette pâte, malléable, est ensuite "cueillie"
sur une plaque de fonte.


Le verrier souffle alors dans la canne pour gonfler la matière.
L'ensemble est arrondi à la mailloche
pour équilibrer la boule, puis à nouveau soufflé
dans un moule pour former la paraison.


La pièce est alors reprise par un assistant,
qui présente au verrier une nouvelle canne : le pontil,
dont l'embout est collé au centre du fond de la pièce
(qui sera sous le pied du futur verre),
tandis que la première canne est détachée de la pièce.


Le rebord,  ainsi libéré, permet le façonnage de l'arrondi,
de la jambe, du pied.
La pièce est séparée du pontil
(il restera toujours une petite égrenure, témoin de cet acte)
et est placée dans le four à recuire


puis elle refroidit pendant un minimum de 3 heures,
afin de supprimer les tensions nées du choc thermique
à la sortie du four.


Le buvant est alors arrondi par chanfreinage
et rebrûlé à la flamme pour un obtenir un poli définitif.

Source photo : Musée du Verre et de ses Métiers 

Les verres refroidis partiront alors vers d'autres artisans 
pour subir la phase décorative : 
gravure, ciselure, taille....




13/02/2013

Adlt : "Les orgues du plaisir"

Même si demain, c'est la Saint-Valentin,
ce n'est point une figure "kamasoutraïenne"
mais un terme illustrant l'arrivée d'hôtes,
encore inconnus sur nos tables avant le Roi Soleil :


Le verre
 
Jusqu'au XVIIIe siècle, les verres ne figurent pas sur la table.
Les convives réclament à boire aux serviteurs,
qui leur apportent un verre et le remportent aussitôt.
Le même verre sert donc à 2 ou 3 convives, au moins.
Sous Louis XIV, on commence à fabriquer des verres
d'un même modèle, mais de plusieurs tailles,
chacune adaptée à un breuvage
mais toujours partagé entre les convives.
Ces verres sont baptisés
"orgues du plaisir"!



Il faut attendre 1830 pour que
la série de verres individuels prenne enfin place sur la table.
Chaque convive dispose alors de 3 à 6 verres,
du même modèle et ornés du même décor,
mais de tailles différentes :
verre à eau, à vin blanc, vin rouge, coupe ou flûte,
verre à vin du Rhin, à madère, à liqueur ...
Ils sont disposés en losange, en carré ou en rectangle
et accompagnés d'une carafe assortie.


Cette mode va susciter un formidable élan de créations,
touchant aussi bien les décors, les formes
que les cristalliers ou verriers.



On verra apparaître du verre de couleur,
notamment, le cristal doublé dont la technique
touche la perfection.

Aujourd'hui, les "orgues du plaisir" ont disparu
mais la musique reste la même :
pourvu que le contenu soit un nectar
et nous apporte du plaisir!


11/02/2013

Le puzzle de "L'Origine du Monde".


Polémique au sein du monde de l'Art : 
"L'Origine du Monde" 
de Courbet 
 aurait retrouvé son visage ..

Couverture du Paris-Match français,
le Paris-Match belge serait il plus frileux?

Imaginez que c'est une météo de chien qui aurait
poussé un collectionneur à franchir la porte 
d'un antiquaire à Paris et là, découvrir un tableau 
perdu au milieu d'autres, posé sur un meuble: 
un visage renversé, alangui,  de bonne facture.
 
 
La négociation se joue : 
il l'achète 1400 au lieu des 1600€ demandés,
 car il n'a que cela sur lui (sic)... et le voilà reparti, 
la belle sous le bras, présumant un trésor.... 

 Transformé en Sherlock Holmès pour cette femme;  
c'est à partir d'un cachet à moitié effacé,
au dos de la toile, qu'il peut la dater 
grâce à ce magasin de fournitures pour artistes .
D'experts en lectures, le voilà aiguillé sur Courbet!
Il avale tout, les correspondances qui font référence
 à une étude pour un nu au perroquet, 
découvre un tableau un peu similaire, 
pris sous un autre angle, 

La femme au perroquet 
Gustave COURBET
Metropolitan Museum of Art of New York;

à une toile coupée en tableautins, 
à la copie de l'étude  sur une couverture 
d'un magazine caricaturant Courbet...

 
Un expert lui dit investiguer plus loin et voilà la dame 
sous les rayons de toutes sortes, analysée pendant 2 ans.
On compare avec la toile d'Orsay et verdict : 
mêmes couleurs, même tissage de toile, 
mêmes irrégularités dans la trame, au mêmes endroits, 
même distance des poils des pinceaux,
même marque de l'ex tasseau central du temps 
où la toile formait un corps avec visage
et... GC caché dans le lobe de l'oreille!
 
Source photos : Paris-Match n°576.
 
Cette toile vaudrait aujourd'hui 40 millions!
Espérons que celle-ci ne partira pas dans 
un pays émergeant où 
certains hommes achètent pour placer..!

Si ce collectionneur était tombé 
sur une boutique de parapluies, 
cette impudique serait toujours anonyme 
(bien que l'on octroye ce corps à l'irlandaise Joanna Hifferman,
 modèle  et compagne de James Whistler,
clelui-ci l'aurait quittée peu après cette toile ... )
mais aujourd'hui, 
 ce sulfureux et audacieux tableau 
(qui à l'époque n'avait pas de titre...)
continue depuis 1866 son oeuvre : 
susciter des réactions et 
faire couler de l'encre, mails, tweets...!


En savoir plus dans le Paris-Match n°596 du 7 au 13 février.

Ps : Si quelqu'un possède une huile représentant
une main tendue avec un perroquet, 
qu'il nous contacte :
00.32.2.734.42.50,
nous raffolons des toiles avec des sujets ornithologiques...!
 

05/02/2013

Une assiette peut en cacher d'autres...


Le terme
assiette 


possède au départ une signification 
bien éloignée de la vaisselle :


Au XIIIe siècle, c’est un fonds sur lequel
on peut prélever un impôt ou une rente.

Au XIVe siècle,
c’est la manière dont on peut être assis,
lorsque l’on parle de l’assiette d’un cavalier
et par extension, l’expression
« ne pas être dans son assiette »
témoigne d’une situation inconfortable.
À la même époque, on parlera de l’assiette de table 
pour désigner la répartition des convives autour de la table 
selon un ordre de préséance déterminé.
 

À partir du XVIe siècle, 
le terme assiette désignera enfin une vaisselle large et plate pour la nourriture et se limitera rapidement 
au récipient souvent en céramique 
placé devant chacun des convives.
 
Le terme prendra alors une signification plus étendue puisque l’on parlera de l’assiette dans le sens de service : 
un dîner de six assiettes sera en fait un dîner de six services
et non un dîner avec six convives !

Il existe encore l'assiette des doreurs :
composition primer avant la dorure,
celle des horlogers, des paveurs et celle des piqueurs....
Du moment que vous, vous soyez bien dans la vôtre
et que celle devant vous soit gourmande,
c'est le principal!
 

04/02/2013

Adlt : l'assiette

Dans notre dossier sur les Arts de la table,
nous continuons par la pièce essentielle du couvert :


L'Assiette

L'assiette en tant que pièce de vaisselle
existe depuis l'Antiquité.
Les archéologues ont retrouvé des assiettes en terre cuite,
en bois, en pâte de verre ou même en métal.

Au Moyen-Âge, les convives n’utilisaient pas d’assiettes
mais ils se servaient dans un plat commun
au centre de la table et déposaient le morceau choisi
sur un épais morceau de pain
qui absorbait le jus des aliments
et qui était posé sur un "tranchoir" : 
planche partagée par 2 personnes,
en bois ou en étain orné parfois de dessins creux
et d'une bordure pour empêcher la sauce de couler.
 Le morceau de pain rassis, imbibé de sauce,
était souvent donné aux pauvres ou jeté aux chiens. 


A la fin du XVIe siècle, l’utilisation de l’écuelle,
qui avant était plus un plat à larges bords,
se rapproche peu à peu de l’usage de notre assiette :
 chaque convive possèdait la sienne,
même si les tranchoirs étaient toujours présents sur la table.

A la Renaissance, sous l’influence italienne,
on a alors commencé à utiliser des assiettes en faïence.
Les premières assiettes étaient fabriquées en
étain, en argent ou en or.


Leur usage était réservé aux nobles et aux familles royales, tandis que le peuple mangeait dans des poteries.

L'assiette est restée un objet de luxe jusqu'à ce que
la  faïence et la porcelaine  se généralisent
pour toutes les pièces du service de table
sous le règne de Louis XV
qui, pour financer ses guerres,
fera fondre toutes ses pièces d'argenterie dont ses assiettes!

Suite à l'arrivée de la porcelaine de Chine
sur notre continent via la Compagnies des Indes,
les manufactures essaient de percer le secret
de cette pâte si blanche, dure et translucide : 
de la faïence tendre à la porcelaine tendre
avant de découvrir enfin le secret de la porcelaine dure,
 tous imitent le style chinois par des décors "blanc-bleu".

Porcelaine blanc-bleu
Chine, époque Yuan (1271-1368).


Plat en faïence de Delft à décor bleu-blanc.
XVIIIe Néret-Minet & Tessier

La bourgeoise naissante permettra aux manufactures 
de créer de nouveaux services de "2ème choix".
Tandis que l'industrialisation, à la fin du XVIIIème,
produira des assiettes qui se démocratiseront
et permettront ainsi à  tout le monde
de s'offrir un service complet pour sa table.


D'une assiette contenant, on se retrouve au contenu :
"j'ai mangé l'assiette de gâteaux".
Qu'importe, du moment que l'on devienne pas
pique-assiette!

02/02/2013

Festa Candelarum


La festa candelarum ou la Chandeleur

Nom populaire de la fête des chandelles.
Elle a une origine latine et païenne :
coutume consistant à allumer des cierges à minuit
célébrant ainsi la purification et la fertilité
au sortir de l’hiver.
Les paysans portaient des flambeaux
et parcouraient les champs en procession,
priant la déesse de purifier la terre
avant les premières semailles.


Dans les églises, on remplaçât les torches
par des chandelles bénites, la lueur éloignant le Mal
et rappelant aussi que le Christ est la lumière du monde.
Les chrétiens rapportaient ensuite les cierges chez eux
afin de protéger leur foyer.
C’est à cette époque de l’année que
les semailles d’hiver commençaient.


On se servait alors de la farine excédentaire
pour confectionner des crêpes,
par leur forme ronde et dorée,
elles rappelaient le disque solaire,
évoquant le retour du printemps
après l’hiver sombre et froid,
symbole de prospérité pour l’année à venir.




- Faire fondre le beurre, 
- Battre les oeufs
- Dans un saladier, mettre la farine, le sucre, sucre vanillé, sel, 
- Mélanger le tout, faire un puits et y ajouter les oeufs, 
puis le beurre fondu 
et enfin le lait pour obtenir une pâte lisse;
- Personnaliser votre pâte avec du rhum, 
Cointreau, fleur d'oranger...
- Laisser reposer 2 heures au frigo,
- à vous maintenant des faire sauter dans une poêle 
bien chaude et huilée.

Bon appétit!
Ps: N'oubliez pas d'allumer des bougies un peu partout
et de serrer une pièce (l'idéal : un Louis d'or (sic))
dans votre main gauche,
lorsque vous "sautez" votre première crêpe en l'air...
requête symbolique pour une année enrichissante,
qui s'exaucera uniquement si votre crêpe lancée
retombe impeccablement dans la poêle!


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