Lifestyle in Normandy
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Une nouvelle vie s'offre aujourd'hui à moi, dans un nouveau pays, avec de nouveaux projets..
Voilà pourquoi, ce blog qui dormait, renaît et change de nom!
Via "Bricoles & Girandoles", je vais vous faire partager mon art de vivre ici en Normandie : art de la table, recettes, trucs maison, bricolages mais aussi mes découvertes, mes passions... et, comme la chine, la restauration de meubles, la customisation, la création, font partie intégrante de mon être, quelques objets seront mis aussi en vente.

Cordialement.
Joëlle.

22/05/2012

"Manga"

Suite à la visite de l'expo sur les estampes d'Utamaro,
je continue le voyage dans les estampes japonaises :

 

Le mot manga qui figure dans le titre
ne se réfère pas aux manga
telles que nous les connaissons aujourd'hui.
Le terme est composé de ga désigne la représentation graphique (« dessin », « peinture » « image dessinée »)
et de man « involontaire », « divertissant », « sans but ».
En usage dès le XVIIIe siècle, le mot est employé dès 1814
par le peintre japonais Hokusaï pour intituler
un des ses recueils de dessins :
Hokusai manga
ou « Carnets de croquis par Hokusai » .


En 1812, Hokusai a 52 ans, célèbre pour ses estampes,
il commence alors à parcourir le pays,
de l’ancienne capitale Kyōto à la ville nouvelle de Edo (Tokyo), croquant tout ce qu'il rencontre sur son chemin.
 Suivant les conseils de Bokusen,
artiste rencontré lors de son voyage,
il publie deux ans plus tard son premier Manga :
recueil de ses innombrables carnets de croquis,
d’études originales et marginales.


Ils sont donc une collection de croquis
sur de nombreux sujets divers effectués par l'artiste,
croquis figurant dans des carnets et ne formaient pas une histoire, mais traitant de sujets séparés les uns des autres :
paysages, faune, flore, vie quotidienne  
ainsi que le surnaturel...
Documents sur le vif sur la vie, 
les activités de toutes sortes de gens et de classes sociales
à l'époque de Hokusai.



On y trouve des métiers à tisser,
des maisons, des toits, des façades, des ascètes,
des armes de samuraï, des scènes de lutte


et d'entraînement aux arts martiaux, des lutteurs de sumo,
des hommes et des femmes en train de se baigner...



On y trouve également des représentations nombreuses
de fleurs, d'animaux, tels des oiseaux, des vaches,
des sangliers, des chevaux, mais aussi certains animaux
de caractère fantastique, tels que les shishi
(lions imaginés par les Japonais), des dragons, etc...
Une autre partie des carnets décrit des épisodes surnaturels,
qui sont une plongée dans l'inconscient fantastique
des Japonais; on y voit par exemple des fantômes
de femmes mortes, sans doute trompées de leur vivant
par leur mari, et revenant se venger :
 thèmes popularisés plus tard par des films.


Ces carnets seront une "bible" de renseignements
pour tous les artistes peintres japonais, graveurs...
Les Hokusai manga seront publiés en recueil d'estampes
(gravures sur bois) en trois couleurs
(noir, gris, et couleur chair).

 Il en existe des milliers, réparties en 15 carnets;
le premier fut publié en 1814, quand l'artiste avait 55 ans.

La publication de cette série de livres d’images

s'étendra jusqu'en 1834.
Les trois derniers volumes ont, eux, été publiés
à titre posthume, deux d'entre eux ayant même été mis
sur pied par l'éditeur à partir de documents
non publiés jusque là.
Le tout dernier volume a, lui,
été formé à partir d'œuvres déjà publiées,
dont certaines n'étaient même pas d'Hokusai,
il n'est pas considéré comme authentique
par les historiens de l'art.


L'œuvre fut un succès immédiat.
Les Hokusai Manga seront connu en Occident
lorsque les paraphrases photographiques de
Philipp Franz von Siebold apparurent dans son ouvrage :
Nippon: Archiv zur Beschreibung von Japan en 1831.
L'œuvre commencera à être diffusée en Occident
peu de temps après l'arrivée du "Commodore Perry"
au Japon en 1854.
Cette œuvre influencera de nombreux artistes européens,
en particulier Gauguin, Van Gogh et Claude Monet,
voire le mouvement artistique appelé japonisme.

Couverture de 1888.

Il ne prend le sens précis de « bande dessinée »
qu'au cours du XXe siècle,
avec l'introduction de celle-ci au Japon.
Lorsqu'elle y devient très populaire, après 1945
et grâce à Osamu Tezuka,
le terme s'impose pour finir par ne plus désigner qu'elle.

A voir les yeux étoilés des personnages dessinés,
on est loin aujourd'hui des Hokusai manga..!


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