ont connu leur apogée au XIXe siècle.
Sous Napoléon III,
les personnes qui n’avaient pas les moyens
de s’offrir de l’ argenterie avaient trouvé ce subterfuge
avec cette matière faisant illusion, brillante,
se parant de mille feux.
En somme, elle faisait « riche » et c'est pour cette raison,
Il ne faut pas la confondre avec les ornements
de très belle facture du XVIIe et XVIIIe siècle,
réalisés avec une mince feuille d’or ou d’argent
fixée sous verre et qui servaient à agrémenter
les plafonds, encadrements ou miroirs.
On trouve alors des bougeoirs de toutes les tailles
et de différentes formes mais aussi des coupes, des vases,
quelquefois des porte-perruques, et surtout
des boules de Noël.
Ce qui rend ces dernières si attrayantes,
c’est qu’elles n’ont jamais été standardisées :
elles peuvent être parfois oblongues, énormes
et se teintent de nuances dorées, de rouge éclatant,
de reflets irisés…
Elles sont toujours très décoratives,
comme les « boules de Pardon », en verre mercurisé,
vertes, dorées, argentées ou bleues,
que les jeunes Bretons offraient à la jeune fille qu’ils aimaient, lors de ces processions dédiées à un saint.
En l’acceptant, la belle s’engageait.
La taille de ces boules, dont le diamètre pouvait osciller
entre huit et trente centimètres, donnait des indications
sur l’aisance financière de l’amoureux.
Très fragiles, elles étaient précieusement conservées
et transmises de génération en génération,
en souvenir des fiançailles d’une aïeule.
Tout comme les boules de Noël,
elles ont une attache pour se suspendre dans la maison.
Le verre était soufflé puis peint à l’intérieur
d’une fine couche de mercure
qui lui donnait cette belle note argentée.
Bien sûr, ce procédé de fabrication est depuis longtemps interdit du fait de sa dangerosité.
Il était pratiqué en Bohème et en Angleterre.
Il existe par contre quelques fabriques artisanales
comme la verrerie de Meisenthal, en Moselle,
comme la verrerie de Meisenthal, en Moselle,
qui fait de l’argenture sur verre,
notamment pour la création de boules de Noël.
Il y en a aussi en République tchèque.
On distingue un verre mercurisé ancien
d’une reproduction actuelle bien difficilement
car certaines reproductions sont très bien imitées
mais un oeil averti voit tout de suite la différence :
les reproductions sont beaucoup plus brillantes
ou les cols des bougeoirs sont plats et sans défauts, contrairement aux anciens.
Autre détail : le fond des objets d’époque
est épais car il y avait parfois du plâtre.
Ils sont de plus en plus difficiles à trouver et leur prix,
assez élevé, varie entre 60 et 300 €.
Il dépend de la rareté de l’objet, de son originalité
et de son état de conservation :
le verre étant très fragile,
le verre étant très fragile,
d’où la difficulté d’en chiner et d’en trouver
encore en bon état : avec le temps qui passe,
la pièce en verre peut s'ébrécher et
Alors si vous en trouvez, en possédez,
conservez les tel un trésor
car au vu des mille feux que ces pièces renvoient,








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